18 juin 2011

SUPPLIQUE A LA DAME DU NIL....

 

Autant te le dire, Néfer, j’ai de mauvaises habitudes. Aller encore traîner mes savates sur l’Otresite, par exemple, n’est pas très malin. Ce qu’on peut y lire m’expose parfois à des risques d’infarctus, je l’ai constaté.
Et pourtant je sais bien que, moralement parlant, je suis de santé fragile. J’ai des crises d’indignation réactionnelle à ne plus savoir qu’en faire et, dès qu’il s’agit d’éthique, des
« tocs » redoutablement surnuméraires. C’est comme ça.
Les retournages de vestes, les fraternisations ahurissantes, les mangeoires dans tous les râteliers, j’avais fini par les considérer comme intrinsèques à l’humaine nature.
Ou encore, dit autrement, face au terrorisme communicationnel exercé sur le Club par la prise de pouvoir de tyranneaux omniprésents ( les «morts-de-faim » du tracker),j'avais compris que certains, en vertu de l’adage « charité bien ordonnée commence par soi-même » aient pu préférer ne pas se remettre en situation d’être trollés, villipendés, ostracisés.
D’ailleurs ils n’ont pas tort : mieux vaut pour le toxico garder des rapports urbains avec le dealer.
Mais là, dernièrement, après avoir lu un billet intitulé “ La honte “ ( et surtout certains commentaires) j’ai rechuté.
Le même gang qui, au bout du compte, nous a conduits à nous retrouver ici, sur une rive du Nil, sévit de nouveau.
Virtuoses des glissements sémantiques, champions de la mauvaise foi, experts en toutes disciplines, ils nous proposent un « bis repetita» d’anthologie.
L’une d’entre eux, encore plus facho que son pseudo ne l’indiquait déjà, ne propose rien moins que de soumettre l’auteure du billet en question à une bonne vieille tournante, histoire de lui apprendre ce que c’est que le viol… Humour ? Au vu de ses écrits passés, il est permis d’en douter. Et qu’en disent les féministes ? Les féministes n’en disent rien. Ou alors bottent en touche.
Quant au chef de la bande, celui qui n’en finit pas de tourner, il nous refait le coup du “ ni responsable, ni coupable “ qu’il avait déjà utilisé quand certains d’entre nous avaient plié bagage. Le commentaire qu’il adresse à l’auteure du billet est, précisément… honteux. Mais le «Shame on you ! » qu’il vocifère le laisse blanc comme neige : c’est que, vois-tu Néfer, c’est elle, l’auteure, qui le lui a inspiré. C’est elle sans doute qui s’est glissée dans son clavier et l’a obligé à taper ces mots infâmants. Même si cela illustre bien l’efficacité des méthodes lepennistes, on reste pantois ( et moi donc !) devant le caractère retors du raisonnement. Quelqu’un l’a fait remarquer ? Quelqu’un a alerté? Ben non. Tu auras compris qu’il s’agit là, sans doute, de la sacro-sainte liberté d’expression dont le sacro-saint patron moustachu du site laisse chacun user et abuser. Surtout abuser, à mon humble avis.
C’est pourquoi, Dame du Nil, je te supplie de m’aider.
S’il m’arrivait un jour d’avoir l’idée funeste de me réabonner, je t’en supplie, empêche-moi de le faire.
Je t’autorise ici même à utiliser tous les moyens que tu jugeras utiles.
Je te garderai toute mon amitié si, par exemple, tu décidais de venir subrepticement me piquer mon ordinateur. Ou si tu m’obligeais, un revolver sur la tempe, à poser ma candidature pour la présidentielle, histoire de me plonger dans d’autres addictions. Et même si, n’ayant pas réussi à me piquer mon Mac mais étant néanmoins venue subrepticement et te souvenant que dans les situations extrêmes on achève bien les chevaux, même si tu dois m’abattre, Néfer, je t’en supplie et re-supplie, ne me laisse pas – en l’état actuel des choses - commettre une aussi grosse erreur.
Tu voudras bien excuser le côté un peu confus de cette supplique, chère Néfer, mais comme je me sais capable de tout, moi aussi et comme tout le monde, je préfère m’entourer de précautions… )

Posté par Pointvirgule2, 17 juin 2011 à 11:33

Posté par Neferjuju à 09:30 - Commentaires [10] - Permalien [#]


Commentaires sur SUPPLIQUE A LA DAME DU NIL....

    Ah que j'aime que l'on me supplique ! Et tu le fais fort bien Pointvirgule !
    Cela me rappelle le bon vieux temps à la cour du sacro-saint patron moustachu, où, d'après les dires des trois amis tondus et des deux amies pelées du débile qui tourne, chacun et cune, terrorisé(e)par mon pouvoir surpuissant venait s'agenouiller tout tremblant à mes pieds, quêtant qui une caresse, qui une flaterie, qui un nonosse, priant le ciel que je ne l'abatte pas comme un chien, par caprice de reine... Et ces réunions au sommet de la Rédaction, où, toujours d'après ces dignes bienfaiteurs zélés du club, je faisais manger l'Edwy dans ma menotte, lui aussi terrorisé bien sûr, et où avec la Chasseresse nous décidions de qui avait droit à rester au palais et qui devait se faire congédier sur le champ... Mais je m'égare.... Enfin, pas tant que ça finalement !

    Donc, amie très chère, déjà, pour te faire colérer un peu plus, je transforme ton commentaire en billet. Et toc !
    Ensuite, comme je suis une bonne âme, je veux bien accéder à ta supplique.
    Alors, j'ai plusieurs moyens d'empêcher ton geste fatal :

    - La menace :
    Si jamais je te vois à nouveau sur le club, j'écris un billet doux au contrepéteur si drôle et tant spirituel en me faisant passer pour toi, je le complimente, je le drague, je l'excite un max et je lui donne ton adresse en lui disant que je (tu) l'attends, nue et offerte ! (Je sais, c'est horrible et cruel, mais aux grands maux les grands remèdes n'est-ce pas ?)

    - Le chantage :
    Si tu poses un mot sur le club, je rampe aux pieds de sucre candy, je lui raconte mon grand-père mort à Auschwitz, mon viol à 17 ans, ma soeur morte dans des souffrances atroces, mon mari violent et alcolique... enfin tout ça quoi, je lui lèche les escarpins en me faisant passer pour une victime et j'entre dans sa légion d'adjudants aux ordres. Et je te trolle ! Avec la bénédiction de tous les bienpensants ! En trois jours, t'es morte !

    - La violence :
    Je t'envoie Sherman (s'il veut bien lâcher sa Chère Mum' adorée !) qui, de sa délicatesse toute hippopotamesque, va te montrer comment on tapote sur un clavier d'ordi ! Regarde-bien, il ne le fera qu'une fois, et pour cause !

    - L'extrême-violence :
    Alors, tout pareil que ci-dessus, mais en plus il aura le droit de grimper sur tes genoux pour le câlin du soir avant le dodo ! (Brrrr ! Même à moi ça fait froid dans le dos ! Agonie par étouffement et aplatissage.... Horrible ! Mais le pire, c'est son haleine ! )

    Bon, j'aurais des tas d'autres idées tu t'en doutes bien, mais finalement, je préfère te dire que si tu reviens au club, je te suivrai. Et peut-être d'autres qui sont partis aussi nous suivront. Et on leur pètera à tous (les affreux) leur sale gueule d'aigris, d'extrêmistes de droite, de frustrés, de missionnés pour réduire en miettes le vrai échange, le talent des mots, le plaisir, la générosité (très dangereux ces trucs-là, ça peut vous soulever un peuple et changer une société !)... Avec nos mots, nos sourires, nos indignations, notre humanisme et la tendresse et le respect qui nous lient.
    Mais un retour pareil, ça se prépare. Je rêve d'une lame de fond dont les crêtes des vagues auraient comme nom Pointvirgule, Raphaël Jornet, Danivance, Lincunable, N. Boublitchki, Samines, Renarblanc, Néfer, Sherman et Hannibal, et d'autres encore que j'oublie certainement... Toutes ces sentinelles qui se sont élevées contre l'inacceptable, mais qui y ont laissé des plumes, ne l'oublions pas.
    Alors, retour, pas retour ? Et dans quelles conditions ? Le débat est ouvert...

    Posté par Neferjuju, 18 juin 2011 à 10:40 | | Répondre
  • Même pas parti...
    Circonspect et dubitatif, ne croyant pas possible de noyer tous les affreux par une lame de fond. Adepte du traitement de l'inacceptable par le silence vexatoire et méprisant. Vous vous rendez compte du nombre des affreux sur la planète ? Ce qu'ils débitent n'a pas le moindre intérêt, ils sont incurables. Les laisser s'éteindre seuls est miséricordieux, une bonne oeuvre. Par contre, les aiguillonner, on sait ce que ça donne.

    Posté par xtal, 19 juin 2011 à 01:36 | | Répondre
  • Oui Xtal, vous êtes resté, comme Dianne, comme JNSPQD... Et pour cela, respect.
    Ne vous méprenez pas, je ne cherche à noyer personne. Mais ma lame de fond imagée peut effectivement le faire croire.
    Je suis bien plus tolérante qu'il n'y paraît, je démarre vite il est vrai, et suis assez réactive, mais quand on me fiche la paix, je ne suis pas belliqueuse.
    Que les affreux écrivent ce qu'ils veulent ! Mais parfois, il est douloureux de se taire, de ne pas réagir....

    Posté par Neferjuju, 19 juin 2011 à 10:16 | | Répondre
  • Il faudrait quand même un peu de main d'oeuvre d'appoint pour remettre les vieux branleurs à leur place. Le dernier avec qui j'ai échangé vertement prônait les vertus du goulag et des camps de rééducation. Tel que. Et je m'en rendrai enfin compte quand je cesserai d'être aveuglée par les socio-libéraux qui, qui... Finalement à certains ça leur coûte moins cher qu'un abonnement à une revue cochonne...

    Posté par shermum, 19 juin 2011 à 11:13 | | Répondre
  • Oui, et puis la revue cochonne ça donne parfois mauvaise conscience.
    Je sais Chère Mum' qu'on t'a laissée bien seulette face aux affreux, et je n'en tire aucune gloire. Mais pour ma part, il me fallait un break d'urgence, reprendre mon souffle, sortir de la spirale infernale de l'agressivité, du conflit, de la mise en cause des personnes, ce qui d'ailleurs ne grandit personne, ni l'agresseur, ni l'agressé qui tente de se défendre ou de défendre des valeurs qui lui sont chères.
    Partir c'est exprimer quelque chose de fort, mais c'est aussi laisser tomber les copains-copines et abandonner le terrain....
    Ce n'est pas simple tout ça....

    Posté par Neferjuju, 19 juin 2011 à 12:41 | | Répondre
  • Partir, revenir,
    Difficile de choisir,
    Faut il contourner les obstacles ?
    Ou bien rentrer dedans ?
    J'ai choisi de ne pas choisir, en attendant un retour hypothétique, quand les dégâts seront réparés, de quelles unes que j'aimais
    lire.

    Posté par daniavance, 20 juin 2011 à 20:19 | | Répondre
  • Desde que tu te fuiste...

    "Depuis que tu es partie pleurent de peine les marguerites, la source s'est tarie..." Ce sont des phrases de ce boléro que j'entendais dans mon enfance.
    http://www.youtube.com/watch?v=sl6je0uyDpo

    C'est à cette chanson que je pense souvent lorsque j'y vais, de moins en moins, sur l'otresite.

    Je lis de moins en moins et uniquement les signatures de ceux et celles qui parlent en tant que connaisseurs ou professionnelles de la santé et de l'Education.

    Mais vraiment, la source d'imagination et de bonheur qui me donnait de si bons moments s'est tarie...

    Dame du Nil, ; , et tous et toutes les autres sources qui partagiez avec tant de bonne humeur et générosité les informations techniques, scientifiques, culturelles, ludiques... vous nous manquez!

    Posté par jnspqd, 22 juin 2011 à 08:44 | | Répondre
  • ..."Et peut-être d'autres qui sont partis aussi nous suivront. Et on leur pètera à tous (les affreux) leur sale gueule d'aigris, d'extrêmistes de droite, de frustrés, de missionnés pour réduire en miettes le vrai échange, le talent des mots, le plaisir, la générosité (très dangereux ces trucs-là, ça peut vous soulever un peuple et changer une société !)... Avec nos mots, nos sourires, nos indignations, notre humanisme et la tendresse et le respect qui nous lient.
    Mais un retour pareil, ça se prépare. Je rêve d'une lame de fond dont les crêtes des vagues auraient comme nom Pointvirgule, Raphaël Jornet, Danivance, Lincunable, N. Boublitchki, Samines, Renarblanc, Néfer, Sherman et Hannibal, et d'autres encore que j'oublie certainement... "

    OUI ?
    EN CE QUI ME CONCERNE, FAUT PAS Y COMPTER, NEFER, DONT J'AI VU, AFFLIGE, LE RETOUR !!! ...

    REVENIR QUAND LES METHODES DE GESTION SONT RESTEES LES MEMES SUR LESQUELLES S ASSOIENT LES RENONCEMENTS?

    ALLONS!!!
    QUAND RIEN NE CHANGE,
    QUAND RIEN NE PROVOQUE LES LAMES DE FOND, LE FOND SE RAMINAGROSBISE ET LES LAMES SE FONT DISCRETES.

    ILS LAISSENT A LA VRAIE NATURE DU SUPPORT ET A SA PRAXIS COMMERCIALE UN CHAMP D'ALGUES BRUNES S'EPANOUIR SANS ADMETTRE EN ËTRE COMPLICE.

    MAIS L'EGO DES INDISPENSABLES... ET L'INCESSANT BALLET DES MARQUES DE RECONNAISSANCE !!! ...

    Posté par prendsmoitoute, 26 juin 2011 à 19:54 | | Répondre
  • Prendsmoitoute (Ca me fait drôle d'écrire ça !), pourquoi mon retour sur l'otresite t'afflige-t-il ? Tu as toi-même disparu plusieurs fois pour revenir ensuite non ? Je ne calcule rien et agis avec mes tripes. J'ai eu envie et besoin de partie, je suis partie. J'ai eu envie de revenir, je l'ai fait.
    Bien sûr, tu as raison, rien n'a vraiment changé sur le club, et rien ne changera vraiment à mon avis.
    Je vais donc (et ça a déjà commencé) me faner les commentaires aigris, mensongers, débiles et bêtes à bouffer du foin des aigris, menteurs, débiles et bêtes à bouffer du foin !
    Sauf que j'ai peut-être un peu grandi parce que je lis leurs conneries en souriant !
    Le club ne m'est pas indispensable, je peux vivre sans. Je me fais juste un petit plaisir, et puis j'ai retrouvé des compagnons et compagnes de route et de combat qui me sont cher(e)s, c'est cela le plus important je crois....
    Je te bise, ami affligé.

    Posté par Neferjuju, 26 juin 2011 à 22:01 | | Répondre
  • Bon ben j'avais loupé le coche. Il faut dire que j'ai eu du taf ces jours-ci et qu'à part le suivi des billets, je n'ai pas patrouillé sur l'otresite. Jubilatoires retrouvailles et retour au nid des indignés éparpillés. Jolie façon de redonner un peu d'âme à l'espace blogs qui devenait le fil de l'AFP en plus disert. Quel talent !

    Posté par shermum, 27 juin 2011 à 12:35 | | Répondre
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